Médiation et immigration

Solidarité dans une ZEP

Quand les parents d’élèves s’intéressent aux affaires de l’école et aux programmes scolaires, les enfants en tirent bénéfice dans leurs résultats nous assure Alain Ruffion. Partant de cette observation, la zone d’éducation prioritaire de Trappes (Yvelines) s’est donnée en 1993 une priorité : renouer le dialogue familles-enseignants. Un véritable problème que cette méconnaissance, qui touche avant tout les milieux défavorisés et les immigrés, par incompréhension d’ordre culturel ou par manque d’informations.

Pour y parvenir, la Fédération des œuvres laïques a recruté des médiateurs antillais, maghrébins et africains, chargés d’intervenir auprès des différents partenaires du système éducatif pour rétablir la communication. « Les familles ne comprenant pas ce que disent les enseignants et n’osant pas le dire, le plus compliqué est d’établir une relation de confiance », constate t-on également aux Mureaux, une autre ZEP des Yvelines.

Pour répondre à ce défi et permettre aux parents et aux enseignants d’agir ensemble pour l’intérêt de l’enfant, la crédibilité des médiateurs est importante. C’est pourquoi ceux-ci s’astreignent à respecter une certaine déontologie, dans laquelle figurent la neutralité, l’indépendance (les médiateurs travaillent à l’extérieur de l’établissement scolaire), et le secret professionnel.
La FOL travaille avec plusieurs partenaires de la ZEP pour mener cette action : le Fonds d’action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles, le Conseil général, le syndicat d’agglomération nouvelle…

Concours de l’historien de demain

« Les immigrés en France entre 1500 et 1960 » : tel est le thème du 41 « concours de l’historien de demain, concours ouvert à tous les élèves des enseignements primaire et secondaire, ainsi qu’aux stagiaires des Instituts universitaires de formation des maîtres.
Organisé par la direction des Archives de France, en liaison avec les directions de l’Éducation nationale et avec l’appui de l’Association des professeurs d’histoire-géographie, ce concours propose, à partir d’un exemple précis et sur une période assez longue, de montrer comment s’est faite l’intégration de ces étrangers dans la ont favorisé cette intégration : école, activité professionnelle, association, syndicalisme… Les élèves sont invités également à analyser les raisons de l’éventuelle non-intégration, et à indiquer si les immigrés ont, ou non, conservé des traditions de leur pays d’origine.
Avec le recours aux archives publiques ou aux archives personnelles, les élèves ont jusqu’au 24 avril pour plancher. Et pour les impatients, voici le thème du concours pour 1994-1995 « Écoles et écoliers entre le XVIII’ et le XX` siècle ».